ARIATHUS nous offre un ensemble d'oeuvres virtuelles, d'oeuvres informelles, d'oeuvres dites numériques. Cette nouvelle conception de l'art se rattache directement aux techniques informatiques rejoint une vision proche de l'universel pouvant évoluer du microcosme au macrocosme. Cette facette de l'art est une nouvelle ouverture où tout devient possible, où tout est permis sur les fréquences de l'imaginaire sous assistance technologique permettant de caresser l'infini du bout des doigts.
Nous nous trouvons confronté à l'anti-matière, tout repose ici sur des combinaisons informatiques à partir de divers logiciels spécialisés qui ouvrent des plans sur l'infini
à partir d'un mixage de données numériques.
Art virtuel, fractionné, artificiel et parfois mouvant, ce nouveau moyen de communication est une ouverture sur le monde où toutes les frontières sont abolies grâce à l'implantation dans le monde entier de galeries virtuelles
ou chacun peut exposer ses oeuvres. Cependant l'intérêt chez ARIATHUS
réside dans le fait qu'il est initialement poète, ce qui lui donne dans ses investigations créatives une sensibilité différente, une touche émotionnelle plus vibrante. C'est un art majeur au niveau des échanges et des rapprochements humains
en termes planétaires, sorte de métissage culturel universel par pricipe virtuel.
Ce moyen informatique offre au moins cet avantage de pouvoir survoler toutes
les frontières, de pouvoir graviter vers l'infini, de pouvoir également, tout simplement rêver aux couleurs de l'éphémère, aux rythmes de la poésie destructurée et d'avancer sur un fil imaginaire qui peut nous conduire : "jusqu'au délire laiteux des étoiles...", par ce chaos fractal, nous évoluons ici au coeur même de la dématérialisation.
MICHEL BENARD
artiste, critique, poète, lauréat de l'Académie française
(texte protégé, déposé)